Menu

Hespéranges vous propose des soirées sur des thèmes bien précis:

 

- Le vendredi 25 novembre 2016 à 20h30 au pôle associatif à La roche Sur Yon ( salle 11 (1er étage, porte A)

Nous aborderons le sujet :

 

"Le deuil périnatal vécu au sein du couple"

 

 

La mort d’un enfant est une épreuve terrible pour des parents. Mais cela ne signifie pas nécessairement, comme on l’entend souvent, la mort du couple.  Parfois elle peut même rapprocher.

 

Des besoins différents face au deuil

Chez les deux parents, la souffrance est immense. Mais chacun a sa façon de vivre sa peine. Face à elle, les hommes et les femmes ont d’ailleurs des besoins différents. « La femme va avoir envie de parler encore et encore, contrairement à l’homme, qui parfois, ne souhaite pas parler beaucoup. Cela ne veut pas dire qu’il ne souffre pas. Mais il va avoir besoin d’être davantage dans l’action et de trouver des solutions… »

Conséquence : une impression de décalage, souvent, entre les deux partenaires. Et le sentiment, parfois, que la réaction de l’autre n’est pas appropriée. 

Face à des réactions très différentes, les incompréhensions sont fréquentes. Et les sources de conflits, nombreuses. « Une distance s’installe souvent entre les deux parents, Ils vont avoir l’impression de s’éloigner l’un de l’autre, d’être chacun dans leur peine, ce qui est le cas. C’est normal. Structurellement, le deuil ramène en soi. Mais cette distance n’est pas le signe d’un désamour. Toute la difficulté, c’est de pouvoir se rejoindre l’un l’autre ». La détresse de l’autre est aussi souvent très dure à supporter. 

Le rôle particulier des pères

Les pères ont parfois du mal à revendiquer et à exprimer leur peine. « Culturellement, l’homme est pointé comme celui qui va moins souffrir de la mort de l’enfant, ce qui est complètement faux ». . Avant de craquer. « Le père est celui qui doit assurer : on compte sur lui pour s’occuper de la logistique, pour porter tout le monde. Mais on oublie parfois que lui aussi a besoin d’être porté, écouté ».

Faire face à la souffrance de l’autre

Comme les deux partenaires vivent différemment le deuil de leur enfant, leur douleur n’évolue pas de la même façon. Ils ne vont donc pas mal au même moment. Lorsque l’un des deux parvient à se sentir un peu plus serein, l’autre peut être, au même moment, au plus bas. Un décalage là encore dur à vivre. Et qui peut être source d’exaspération - « il/elle va mieux, je suis seul à porter le deuil de mon enfant » -, ou d’impuissance – « je ne peux rien faire pour qu’il/elle aille mieux ».

« quand l’un ne va pas bien, l’autre peut venir à son aide. Et réciproquement. S’il y a un beau lien d’amour, ce soutien mutuel peut être extrêmement puissant ». 

Continuer à communiquer

Face à une douleur trop intense, certains préfèrent au contraire s’enfermer dans le silence, dans la solitude, pensant qu’il est préférable que chacun gère sa souffrance. Seul. Mais les non-dits sont, comme souvent, destructeurs. D’où l’importance, pour chaque membre du couple, d’exprimer ses besoins. Et de demander parfois à son partenaire où il en est. L’enjeu ? Préserver une bonne communication et continuer malgré tout à avancer ensemble. (Extrait magazine Psychologie)

 

- Le vendredi 24 mars 2017 à 20h30 au pôle associatif à La roche Sur Yon

 

"Comment aborder le deuil périnatal avec vos enfants"

Un jour, l’enfant est confronté à la réalité de la mort.

Aborder le sujet de la mort suscite bien des réticences – on veut protéger son enfant – mais s’il est demandeur, il est nécessaire de l’aider à développer sa réflexion.

enfant et la mort

La mort, une réalité mise à distance

Dans nos sociétés modernes, notre confrontation à la mort s’est quelque peu désincarnée. Omniprésente dans les médias d’informations, rendue spectaculaire par le cinéma, la mort est avec le sexe, l’un des ressorts médiatiques les plus utilisés. Mais dans le même temps, elle s’est éloignée de notre vie de tous les jours.

Moins familière, on se sent démuni face à la mort de ses proches et on aimerait continuer à préserver son enfant. Pourtant, la mort fait partie de la vie, c’est même là, l’une de nos seules certitudes.

“Mon enfant n’a pas connu de décès,
dois-je aborder ce sujet avec lui ?”

Lorsque votre enfant n’a pas connu de décès et qu’il ne vous pose pas de questions, il est préférable d’attendre que la démarche vienne de lui, de le laisser cheminer à son propre rythme et d’éviter de lui projeter des craintes d’adulte. Viendra le moment, où votre enfant remarquera la mort  et souhaitera comprendre ce qui se passe. L’occasion parfaite pour aborder le sujet, avec douceur et délicatesse.

Cette « éducation préventive » à travers une mort qui n’est pas tragique (plantes, insectes, films,…) peut s’avérer particulièrement bénéfique lorsqu’il sera confronté à la perte d’une personne proche ou d’un animal de compagnie. Par ailleurs, précisons qu’il faut éviter de minimiser la mort de son animal préféré, qui peut être plus importante à ses yeux que la mort d’un parent éloigné.

Comment expliquer la mort à un enfant ?

Il s’agit d’utiliser des mots simples et de se montrer rassurant. Vous pouvez lui expliquer que la mort est une chose naturelle, qu’elle fait partie de la vie. Les questions de l’enfant sont généralement très concrètes : « Quand on est mort, est-ce que ça fait mal ? », « est-ce qu’il fait noir ? », « si on ouvre les yeux sous terre, est-ce qu’on a peur ? »… Des questions qui n’attendent au final que des réponses claires et honnêtes, mais sans détails morbides. L’enfant sera rassuré de savoir que l’on a plus mal lorsqu’on est mort, et que même s’il fait noir sous terre, on n’a pas peur, etc.

Se montrer ouvert et disponible

Selon vos convictions philosophiques ou religieuses, les explications que vous donnerez vous seront personnelles mais montrez-vous toujours ouvert(e), disponible et encouragez-le à poser des questions. Si vous ne savez pas répondre à l’une de ses questions, dites-le-lui tout simplement. La mort est un des grands mystères de la vie, et on ne sait pas tout quel que soit son âge. Sinon, un moyen simple pour savoir à quel point l’enfant est préoccupé par la réponse à sa question est de lui demander : « Qu’est-ce que tu en penses, toi ? ».

En raison de son mode de pensée particulier (pensée magique), et même s’il vous parait indifférent, l’enfant a besoin de savoir qu’il n’est pas responsable de la mort, qu’il ne l’a pas provoqué par ce qu’il a fait, dit ou encore pensé. Suivant la maturité et l’âge de votre enfant, vous pouvez lui dire que ce qui vit peut tomber gravement malade et ne pas rester en vie, mais rassurez-le alors sur le fait que l’on peut guérir et que l’on vit généralement très vieux.

En tant que parent, vous êtes LA référence pour votre enfant. Il vous idéalise, et prendra vraisemblablement pour modèle votre propre attitude face à la mort. D’où l’importance d’aborder ce sujet avec une attitude ouverte et bienveillante.

Comme nous le détaillons dans le paragraphe suivant, la compréhension de la mort chez un enfant varie beaucoup selon son âge.  Ce qui signifie qu’il aura besoin de revenir vers vous pour vous poser de nouvelles questions.

expliquer la mort à un enfant

 

Comment évolue le concept de mort chez l’enfant ?

– Le très jeune enfant (0 à 36 mois) est surtout sensible à l’absence physique et temporaire du parent, dont il attend le retour avec impatience et angoisse.Il n’a pas accès au concept de mort, et à son caractère permanent, il perçoit néanmoins la douleur de son entourage en deuil.

– L’enfant de 3 à 5/6 ans commence à se construire une représentation mentale de la mort. Mais le caractère irréversible de celle-ci n’est pas intégré. La mort est vue comme un état temporaire, un peu comme le sommeil. On meurt, mais on peut vite ressusciter. Lorsqu’on ne connaît pas cette étape, on est généralement pris au dépourvu quand on entend : «combien de temps, il sera mort, papy ? ». Question pourtant pertinente pour cet âge.

Il n’y a rien d’anormal à ce que les enfants jouent à tuer et à simuler la mort, surtout lorsqu’ils ont perdu un proche. C’est leur manière d’apprivoiser la mort et de manifester leur deuil.

– L’enfant de 5 à 8 ans a tendance à personnifier la mort comme un être effrayant et punisseur. Peu à peu, il intégrera que tout le monde meure, que c’est un processus natureluniversel et irréversible.

– L’enfant entre 8 et 12 ans a une conception de la mort proche de celle des adultes. Il a accès à la pensée abstraite et se questionne sur la vie et son sens ainsi que sur l’éventualité de sa mort et celle de ses parents.

Pour conclure, rappelons qu’à tous les âges, le besoin essentiel de l’enfant est de se sentir aimé et sécurisé. L’enfant n’a pas tant peur de la mort que du fait d’être abandonné. (Auteur Romain Bourdu, psychologue clinicien)

 

 

 

 

Joomla 3.0 Templates - by Joomlage.com