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J'ai rencontré mon mari un soir d'Août 2012. Ça a tout de suite était le grand amour, on ne s'est plus jamais quitter depuis ce soir là.

J'étais déjà maman d'un petit garçon de 13 mois quand je l'ai rencontrer. Le papa de mon fils m'avait quitter le jour où il a su que j'attendais un enfant. Impossible pour moi de mettre fin à cette grossesse. En effet, je ne pouvais pas le faire étant enceinte de plus de 3 mois quand je l'ai découvert, et je n'en avait pas l'envie.

J'ai donc élever mon fils seul jusqu'à ses 13 mois. 

 

Quand j'ai rencontrer mon mari, il a tout de suite été très attentionné avec Enzo. Je me suis dans un premier temps méfier, j'avais peur que mon fils s'attache alors que je n'étais pas encore sur que notre histoire fonctionnerai. Avec le temps, mon fils a commencer à appeler mon mari "Papa". Mon mari aux anges, a voulu reconnaître Enzo comme son propre enfant.

Pour lui, même s'il n'était pas son sang, c'était son fils. Personne ne pourrait jamais lui enlever et, il voulait s'en assurer. Le 8 Mars 2013, il a reconnu mon fils aux yeux de la loi.

Depuis, ce jour, Enzo a officiellement un papa qui l'aime plus que tout et, qui s'en occupe parfaitement.

Ce jour fût aussi le jour où mon mari me demander de l'épouser. 

 

Pour nous, cela devenait logique de donner un petit frère ou une petite sœur à Enzo. Nous avons donc commencer les essais bébés.

La grossesse ne se fit pas attendre longtemps puisqu'au mois d'Octobre de la même année j'étais enceinte.

Nous étions sur un petit nuage, un mariage qui se préparer, un enfant adorable et un bébé qui se préparer. 

Malheureusement, cela fut de courte durée. En effet, un matin de novembre, de fortes crampes abdominales m'ont réveiller. J'étais en train de faire une fausse couche. Pendant plusieurs jours, j'ai saigner de façon tellement abondante que j'en étais épuisé. J'ai tellement pleurer, j'avais l'impression que mon monde s'effondrait. Mon petit rêve de vie parfaite avec mon bébé avenir n'était plus qu'un lointain souvenir.

Avec mon mari, nous avons relativiser, j'avais de la chance dans mon malheur d'avoir fait une fausse couche a un mois de grossesse. Après tout, certaines personnes vivaient des deuils beaucoup plus difficile.

 

Après quelques semaines, nous avons décider de retenter d'avoir notre deuxième enfant.

Très rapidement (mi-janvier 2014), je suis tombé de nouveau enceinte. Avec mon mari, nous avons espérer fortement que cette grossesse se passe bien. Tout se passa très bien pendant les 3 premiers mois. En parallèle, j'étais en train d'organiser mon mariage qui aurait lieu le 19 Avril de la même année.

A la première échographie (le 12 Avril 2014), j'étais très excité de savoir comment aller mon bébé, de pouvoir le voir enfin. Lors de l'examen, mon gynécologue a été extrêmement silencieux. A la fin de l'examen, il m'a reconduit dans son bureau toujours dans un silence qui devenait pesant.

Une fois assise, il m'a expliquer que mon petit bébé avait une taille plus petite que la moyenne surement à un retard de croissance. Il m'a conseiller de me reposer et de revenir le voir une semaine plus tard.

Pendant une semaine, je me suis renseigner sur tout les sites médicaux sur le retard de croissance, ses symptômes, ses conséquences. J'avais besoin de connaitre ce qui allait arriver à mon enfant. 

Le 18 Avril, jour de mon rendez-vous, j'étais angoissé. Je ne savais pas ce qu'il allait m'annoncer encore une fois.

L'échographie a été très rapide cette fois-ci, en l'espace de 5 min il avait fini de faire l'échographie. Il m'a regarder et m'a annoncer froidement "Il est mort".

Je suis rester figé, je ne savais pas quoi dire ni faire. Il m'a alors annoncé qu'il fallait provoquer une fausse couche afin d'évacuer le bébé mort. Je ne savais plus quoi faire, pour moi c'était impossible que lui aussi soit décédé. 

Il a voulu me provoquer l'avortement thérapeutique le lendemain. Je ne savais plus quoi lui dire, le lendemain je devais me marier. Lui expliquant la situation, il m'a tout simplement dit "mariez-vous, on fera ça lundi, amusez-vous bien".

Autant vous dires que le jour de mon mariage n'a pas du tout était le plus beau jour de ma vie. Mon mari et moi, avons été très heureux de nous dire OUI pour la vie, mais notre joie reste amer.

 

Le lundi suivant, je me suis donc rendu à l’hôpital afin d'effectuer l'avortement. Ils m'ont fait prendre deux comprimés qui ont déclencher des contractions et, l'expulsion de mon bébé. J'ai souffert comme jamais je n'avais souffert. J'ai perdu du sang par litre, mon mari était sans cesse derrière moi pour s'assurer que je ne fasse pas de malaise. Ça a été les 24 heures les plus longues de ma vie, en plus de souffrir, je disais adieu à mon deuxième petit bébé.

J'ai mis plusieurs semaines à m'en remettre physique et mentalement également.

Mon mari et moi, après avoir vécu deux pertes, avons décider de ne plus faire retenter d'avoir un enfant. Nous étions heureux à 3 et, resterions 3.

 

J'ai recommencer à prendre une contraception par pilule après la perte de mon deuxième bébé. Notre vie a repris son cours un peu près normalement même si mes deux bébés me manquaient. 

 

Mi-juillet 2014, j'ai eu beaucoup de retard dans mes règles. Ayant fait deux fausses couches en peu de temps, mon taux de fer était très bas, trop bas. J'ai essayer plusieurs traitement mais, pour ne pas faire comme tout le monde, j'ai fait des réactions allergiques. Je ne me suis donc pas alarmé sur l'absence de règles, j'étais très fatigué et stressé. On a tous eu des retards de règles qui n'engendrait pas de grossesse, et puis je prenais la pilule après tout, pourquoi aurais-je du m'inquiété. 

Au bout de deux semaines, je me suis décidé à faire un test quand même pour me rassurer personnellement, sans en parler à mon mari.

Le résultat était positif. Je n'aurais jamais cru que j'allais de nouveau tomber enceinte, surtout après 2 fausses couches, surtout après autant de stresse, surtout avec la pilule.

J'ai décidé d'en parler à mon mari en craignant sa réaction. J'avais eu raison d'avoir peur, il refusa de le garder. Pour lui, on avait assez souffert comme ça, il était hors de question qu'on retente l'expérience et qu'on soit encore une fois malheureux à en mourir. Pour moi, il était juste impossible de pouvoir avorter.

Je me disais qu'après tout c'était peut-être lui le bébé que l'on attendait. Après avoir parler énormément, nous avons décider de le garder quand même et, de tenter le tout pour le tout.

J'ai été suivi beaucoup plus régulièrement par un gynécologue spécialisé dans les grossesses à risques. 

Les échographies défilés tout les mois et, tout aller très bien. Bébé grandissait bien, son cœur battait, il était en pleine forme. J'étais sur un petit nuage, j'oublie mes problèmes du passer et, aller être de nouveau maman.

 

A la 5ème échographie (le 1 Décembre 2014), j'étais surexcité, j'allais enfin savoir le sexe de mon bébé. De plus, pour une fois, mon mari pouvait enfin m'accompagner à une échographie. Il allait découvrir le bonheur de voir son bébé bouger.

Mon gynécologue m'a fait mon échographie comme d'habitude puis, a voulu approfondir au niveau de sa colonne vertébral.

Une fois l'écho fini, il m'a demander de me rhabiller et de le suivre dans son bureau. 

Il a appelé un de ces confrères de l’hôpital Bretonneau à Tours afin qu'il me reçoive en urgence. Une fois raccroché, il m'a annoncer qu'il pensait que mon bébé avait un Spina-bifida. N'étant pas spécialiste, il a souhaitait que j'aille voir de suite un spécialiste à Tours au centre Olympe de Gouges dans le service des grossesses pathologiques. En sortant de son bureau, je suis allez voir mon mari qui était en salle d'attente. Je lui ai annoncé qu'il fallait qu'on aille de suite à Tours (à 1h30 de route) afin de faire des examens complémentaires pour le bébé. 

 

Nous sommes restés très stoïque. Nous ne savions plus comment réagir à tout cela. Une fois arrivé à l’hôpital, le docteur m'a de suite reçu et, m'a effectuer une échographie de plus de 2 heures. A chaque moment de l'échographie, il nous expliquer ce qu'il voyait. A chaque phrase de sa part, le terme "pathologie aggravée". 

Mon bébé avait un Spina-bifida myéloméningocèle, la forme la plus grave. A cela, s'ajouter un problème au niveau du cerveau qui ne se développer pas correctement. 

Le docteur m'a donc expliquer qu'il allait pouvoir vivre comme une personne normal au niveau de l'âge. Cependant, il ne pourrait jamais marcher, parler, manger, rire, jouer. Il serait malheureusement ce qu'on appelle plus communément un "légume". 

Ils nous ont donc proposer de faire ce qu'on appelle un IMG (Interruption Médicale de Grossesse). Je rentrais dans les critères de l'euthanasie de mon bébé.

Dans les deux jours qui ont suivi cette annonce, j'ai eu un rendez vous dans le service de diagnostique anténatal de l'hôpital où l'IMG aura lieu. Là, se suive les entretiens avec un des médecins du service qui me refait une écho, ce qui confirme le diagnostique initial. L'IMG est acceptée. 
Oui car il faut le savoir, l'IMG doit être validée par 2 médecins. Elle peut être pratiquée pour deux raisons:
- grossesse mettant en péril la vie de la mère
- anomalies chromosomiques et/ou morphologiques du bébé

 

J'ai passer ma soirée à réfléchir avec mon mari. Tuer mon bébé (oui appelons un chat un chat, euthanasier c'est tuer en plus poli) était juste insupportable pour moi, mais savoir que mon bébé allait souffrir toute sa vie et devrait subit de multiple opération été également très dur à vivre.

Mon mari lui avait déjà fait son choix, pour lui on devait tuer notre bébé pour pas qu'il ne souffre et, que nous ne souffrions pas également.

Après une nuit entière, de pleures et de discussions, j'ai accepter de le tuer.

Les médecins voulaient effectuer cet acte le 8 Décembre 2014. Pour moi, cela était impossible, tuer mon bébé le jour de mon anniversaire me marquerait à vie. J'ai donc demande de le faire le lundi suivant ce qu'il on accepte tout de suite comprenant ma position.

 

3 jours avant :

 

J'ai du prendre 3 comprimés (Mifégyne) qui a pour but de ramollir le col de l'utérus afin de le préparer en vue de l'accouchement. La prise de se traitement pouvait engendrer le début des contractions ou tout simplement une forte perte de sang. J'ai donc été prévenu que je devais me rendre à l’hôpital directement si cela se produisait.

 

 

Entrée à l’hôpital :

 

J'ai été admise dans le service vers 21h la veille de l'IMG. Mon mari m'a accompagner et, a pu dormir auprès de moi pour pouvoir me soutenir à chaque étapes.

22h00, l'interne est venu me chercher afin de poser les 5 bâtonnets (Dilapan) qui permettront à mon utérus de se dilater. J'ai été informer que la pose pouvait être douloureuse. Pendant 30 minutes, ils ont essayer me poser le premier bâtonnet mais, il n'y arriver pas. Ils ont du finalement me pincer le col de l'utérus avec une pince afin de pouvoir poser le premier.

Ils ont ensuite réussit à un poser un deuxième mais, cela étant extrêmement douloureux pour moi, ils ont arrêter la pose espérant que cela suffirait.

Au bout d'une heure, j'ai pu rejoindre ma chambre afin d'essayer de dormir avant le grand jour.

 

 

Jour de l'IMG :

 

Les infirmières viennent nous réveiller à 7h00, le temps que j'aille prendre une douche à la Bétadine et que mon mari puisse prendre un petit déjeuner.

 

8h00, nous somme accompagnés dans la salle d'accouchement. Le sage femme qui va s'occuper de moi durant toute la journée se présente à moi. Il m'explique le déroulement de la journée, me pose la perfusion et le tensiomètre afin de pouvoir me surveiller toute la journée.

Mon angoisse commence à monter, je me disais que c'est bon le processus était lancer, que je ne pourrais pas revenir en arrière.

 

9h00, l'anesthésiste et son interne viennent ensuite se présenter à moi. Ils m'expliquent qu'ils vont me faire une pose de cathéter pour la péridural. La souffrance recommence pour moi. Pour ne pas faire comme tout le monde, j'ai une malformation de la colonne vertébrale qui n'a pas aider pour la pose. Ils ont du mettre une bonne demi-heure avant de réussir à me la poser.

Ils sont venu vérifier régulièrement la sensibilité de mes jambes avec le test du "glaçon". En effet, il me poser un glaçon sur la jambe afin de savoir si je ressentais le froid de celui-ci ou non.

 

10h00, les médecins, le sage femme, l'infirmière et les anesthésistes sont rentrer dans ma chambre. C'est le moment que je redoutais le plus, le moment d'euthanasier mon bébé. Ils m'ont cacher la vue de mon ventre afin que je ne vois pas l'acte en lui même. Ils m'ont expliquer chaque étapes. Il aller tout d'abord injecter un médicament afin de l'endormir dans le cordon ombilical puis, une autre injection sera effectué afin de lui arrête le cœur, tout cela sous contrôle échographique.

Mon mari a du sortir pour cette acte.

Une infirmière est resté à mon niveau afin de me soutenir et, de me parler durant tout l'acte. Elle me parlait de mon fils, gérer la pompe à morphine afin que je puisse être au mieux.
Une fois l'acte terminée, ils m'ont annoncé que c'était fini et son parti en me laissant avec mon mari.

 

12h00, le sage femme revient. C'est elle qui prend en charge la suite. Retrait des bâtonnets, je suis dilatée d'1 cm. Elle perce donc la poche des eaux avant de déclencher l'accouchement.
Une fois cela fait, elle me pose 2 comprimés ( Cytotec) qu'elle a humidifiés dans mon col pour déclencher les contractions. Elle me prévient que cela peut mettre du temps, en général 1cm = 1h mais que cela peut prendre plus ou moins de temps. Donc elle repassera dans 3h de temps pour voir où cela en est. 

 

17h00, mon mari et moi attendons toujours que les contractions se déclenchent. Le sage femme décide de percer la poche des eaux afin d’accélérer le travail. Il me précise que cela peut encore prendre quelques heures.

 

17h30, je ressens une sensation bizarre, comme si cela pousser contre mon grès. Mon mari court cherche le sage femme. Il m'examine et m'annonce que mon bébé est là, prêt à sortir. Il appelle sa collègue et me prépare pour l'accouchement.

En a peine une poussée, mon bébé était sortie. On nous demande si nous souhaitions le voir mais nous avons refusé. Ni mon mari, ni moi ne nous sentions capable de le voir. L'infirmière a donc emmener notre bébé et, le sage femme a fini de faire sortir le placenta.

Une fois l'accouchement fini, on nous a demander son prénom et si nous avions des vêtements pour lui.

Ma mère m'avait tricoter un petit ensemble taillé très petit exprès pour lui que nous souhaitons lui mettre. Pour le prénom, n'ayant pas eu connaissance du sexe avant et, ne voulant pas le savoir, nous avons souhaiter l'appeler Maël.

Le sage femme nous a ensuite laisser seule pendant quelques heures le temps que la péridural s'estompe doucement.

J'ai demander a mon mari d'aller me chercher à manger et, pendant son absence j'ai fondu en larmes. Depuis l'annonce de la malformation de mon bébé, je n'avais pas verser une seule larme. J'avais l'impression que je n'avais plus de sentiment. 

Mais là, après cette journée si longue et si dur moralement, je n'ai pas pu m’empêcher de fondre en larmes.

 

19h00, retour dans ma chambre, interdiction de me lever seule (même si je le fais de suite car j'ai ressenti le besoin d'aller faire ma toilette). On m'apporte un repas très léger, un potage et un yaourt, et me laisse passer une nuit.

 

 

Le lendemain : 

 

Réveil à 7h00, afin de pouvoir prendre un petit déjeuner. Mon mari a ensuite pris la route vers le centre ville de Tours afin de pouvoir aller a la mairie pour faire reconnaître notre enfant.

Il sera donc reconnu en tant qu'enfant mort né. 

Nous avons pu rentrer chez nous à partir de 14h00.

 

 

Les jours qui ont suivi on était très douloureux moralement surtout que l'organise de sécurité sociale ne m'a pas vraiment aider dans mon deuil.

Oui, car il faut savoir que lorsque l'on subit un IMG, nous avons le droit à notre congés postnatal et congés maternité.

Bien entendu, le congés maternité s'il n'est pas pris, peut-être ajouté au congés postnatal comme pour une grossesse normal. J'avais donc droit à mes 6 semaines de congés maternité et 10 semaines de congés postnatal soit 16 semaines.

L'IMG étant très peu connu surtout dans une petite ville comme Châteaudun, les agents de la sécurité sociale ne comprenaient pas pourquoi j'avais le droit à mon congés et, pourquoi je voulais en bénéficier. Une fois que leur avoir expliquer ce que c'était et pourquoi je l'avais fait, j'ai eu le droit à des reproches au sujet de ma décision, des jugements, ... 

J'ai eu le droit à toutes les remarques possibles et inimaginables :

- on m'a insulté de tueuse de bébé

- on m'a comparer à Véronique Courjault

- on a essayer de me refuser mon congés mat' car, je n'avais pas d'enfant après mon accouchement

 

J'ai du faire face à des gens qui était dans l'incompréhension la plus total et, à me battre pour obtenir mon droit. Oui, en effet, mon bébé était décédé donc je n'avais pas a m'en occupé, mais j'avais quand même subit une intervention lourde au niveau de mon utérus et, un accouchement.

Après une semaine de bataille administrative, j'ai pu obtenir mon congés maternité et, j'ai également pu obtenir les 2 semaines de mon mari.

 

Je pensais que la bataille était fini, que j'allais enfin être tranquille malheureusement, mon IMG allait encore me poursuivre quelques mois.

En effet, après l'accouchement, mon bébé devait subir une autopsie dans les 3 mois qui suivraient. Les médecins voulaient s'assurer qu'il n'y avait pas une cause génétique. Pour eux, mes deux fausses couches précédentes et mon IMG avaient peut être un lien entre eux. 

 

Mi-mars, j'ai été convoqué à Tours pour pouvoir obtenir le compte rendu de l'autopsie de mon enfant. Le docteur m'a confirmé que mon bébé avait bien de multiples malformations. Il m'a également affirmé que ce qui était arrivé à mon bébé était "la faute à pas de chance" comme pour mes deux fausses couches.

Cela ne m'a pas forcément soulager. Savoir que 3 fois d'affilée, la malchance m'avait poursuivit de me consoler en aucun cas, bien au contraire.

Maintenant, je n'avais plus qu'à attendre l'incinération de mon petit Maël.

 

Juin arrivé et, je n'avais toujours pas de nouvelles de son incinération. Je me suis permisse d'appeler le service mortuaire de Tours afin de savoir où en était son incinération. J'ai eu une réponse juste insupportable à entendre. En effet, il faut savoir qu'une incinération coûte en moyenne 2000 € et, que les frais que moi j'ai payé pour mon fils était de 145 €.

J'ai donc eu droit comme réponse "il sera incinérer quand nous aurons assez de bébé pour rentabilisé l'acte".

Entendre cette phrase était juste horrible pour moi, j'ai une l'impression qu'il parlait d'un bout de pain qui aller mettre au four avec les autres baguettes.

On m'a donc indiquer que ça serait surement fait mi-octobre.

 

J'ai donc patienté pendant plusieurs mois dans l'espoir de recevoir un courrier m'informant de son incinération. Je n'ai pas réussit à faire mon deuil pendant tout ce temps, j'avais l'impression de le laisser seul, sans personne autour de lui.

J'ai tellement culpabiliser d'avoir fait cette IMG, même si tout le monde me disait "tu as fait le bon choix", cela ne me consoler pas. C'est même le genre de phrase que je ne voulais pas entendre. Je n'avais pas fait le bon choix, j'avais juste fait le seul choix qui me paraissait juste pour lui. 

 

Le 15 Décembre 2015, un an jour pour jour avec le décès de Maël, j'ai rappelé la mairie afin d'avoir de nouveau des informations. Je trouvais cela insupportable de ne pas savoir ce qu'il en était. L'homme qui m'a répondu m'a tout simplement annoncé qu'il avait été enterré le 9 Septembre dernier et qu'il avait omis de m'envoyer un courrier afin de me prévenir.

Intérieurement je leur en voulais de ne pas m'avoir prévenu, d'un autre côté j'étais soulager de savoir que mon bébé était enfin au ciel.

 

 

 

Actuellement, je me remets doucement du décès de mes trois anges. Je suis maintenant ce que l'on appelle une maman'ange.

Je vis avec le fait d'avoir 4 enfants dont seulement 1 en vit. 

Mon mari et moi, avons décider de me faire poser un stérilet et, de ne plus jamais avoir d'enfant.

 

Je suis toujours en colère contre moi même d'avoir dû faire ce choix. J'ai l'impression d'avoir tuer mon bébé et, je ne me le pardonnerai jamais.

Je vis avec seulement.

 

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